Gymnastique

S. f. (Orchestique grecque) danse grave, venue d'Espagne, où les danseurs font la roue l'un devant l'autre, comme les paons font avec leur queue, d'où lui est venu ce nom. C'était une danse sérieuse que les gentilshommes dansaient avec la cape et l'épée ; les gens de justice avec leurs longues robes ; les princes avec leurs grands manteaux ; et les dames avec les queues de leurs robes abaissées et trainantes : on l'appelait le grand bal, parce que c'était une danse majestueuse et modeste. Il s'y faisait plusieurs assiettes de pieds, passades et fleurets, et des découpements de pieds pour en modérer un peu la triste gravité. La tablature de la pavane est décrite dans Thoinot Arbeau, en son Orchésographie. Cette danse n'est plus en usage ; elle est trop sérieuse pour plaire à la vivacité des jeunes gens ; les contre-danses sont plus de leur gout, et c'est tout naturel. (D.J.)

(Gymnastique médicinale) espèce d'exercice que les anciens médecins prescrivaient comme utile dans certaines maladies chroniques. Cet exercice consistait à marcher sur la pointe des pieds, en tenant les mains élevées par-dessus la tête, et les agitant en différents sens avec beaucoup de vitesse ; le malade devait se promener ainsi, aussi longtemps que ses forces le lui permettaient. (D.J.)
S. m. (Gymnastique) , nom qu'on donnait aux exercices préparatoires que devaient faire tous ceux qui se présentaient pour disputer les prix dans les jeux olympiques. Potter, Archoeol. graec. lib. II. cap. xxij. (D.J.)
(Gymnastique médicinale) ; premier appartement des bains des anciens. C'était-là qu'on préparait le corps par des frictions, des onguents pour faire tomber le poil, des parfums, et autres drogues convenables, avant que d'entrer dans le bain. (D.J.)
S. m. (Gymnastique) le pugilat était un combat à coups de poings, d'où il tirait son nom.

Les combattants ne se servaient d'abord que de ces armes naturelles. Ils s'armèrent dans la suite d'armes offensives nommées cestes, et alors ils se couvrirent la tête d'une espèce de calotte appelée amphotide, destinée à garantir surtout les tempes et les oreilles. Les cestes étaient une sorte de gantelets ou de mitaines, composées de plusieurs courroies ou bandes de cuir, dont les contours qui les attachaient au poignet et à l'avant-bras, ne montaient pas plus haut que le coude, et contribuaient à affermir les mains de l'athlete. On connait quatre sortes de cestes ; ceux qu'on appelait imantes, faits d'un simple cuir de bœuf non corroyé et desséché ; les myrmécos, garnis de plusieurs plaques ou bossettes de cuivre, de fer, ou de plomb ; les méiliques, faits de courroies fines et déliées, qui laissaient le poignet et les doigts à découvert ; enfin les cestes nommés sphaerae, dont on ignore la forme ; mais qui selon Henri Etienne, devaient être des balles de plomb cousues dans une bande de cuir de bœuf.