Pharmacie

SEL DE, (Pharmacie ancienne) sorte de sel préparé avec le sel ammoniac, le poivre, le gimgembre, le thym, l’origan, et autres drogues aromatiques, dont il est inutile de donner les noms et les doses ; cette composition imaginée par un certain jamblique, inconnu d’ailleurs, passait chez les anciens pour un excellent minoratif stomachique. On le prenait à-jeun, soit seul en poudre, soit dans un œuf poché, ou dans quelque liquide. Voyez Gorræus. (D. J.)
S. f. (Pharmacie ancienne) espèce d'huile que les Perses nommaient aussi jasme ; on la préparait par l'infusion de deux onces de fleurs blanches de violettes dans une livre d'huile de sésame ; on s'en servait pour oindre le corps au sortir du bain, quand il s'agissait d'échauffer ou de relâcher ; les uns en trouvaient l'odeur agréable, et d'autres difficile à supporter ; c'est tout ce qu'en dit Aètius dans son Tétrab. I. serm. 1. (D.J.)
adj. terme de Pharmacie, qui n'est pas fort en usage ; il signifie un médicament qu'on prend en séchant au bout d'un bâton de réglisse.

S. m. (Pharmacie) le laudanum qui est encore appelé extrait d'opium, n'est autre chose que ce suc épaissi, auquel on a fait subir une purification au moins fort inutile. Cette purification ou prétendue extraction consiste à faire fondre l'opium dans de l'eau sur un petit feu, à le passer à travers un linge pour en séparer quelques ordures, et à le rapprocher de nouveau sur un feu doux. La dose et les vertus du laudanum sont les mêmes que celles de l'opium. Voyez OPIUM. (b)

S. f. (Pharmacie) l'action de réduire en poudre sur le porphyre. Voyez PORPHYRISER.