Pharmacie

S. f. (Pharmacie) on trouve sous ce nom dans plusieurs auteurs, plusieurs espèces de remèdes magistraux. Gaubius distingue trois espèces de mixture : la mixture étendue, la mixture moyenne et la mixture concentrée. La qualité commune ou générique de ces sortes de remèdes, c'est d'être formés sur le champ et par le simple mélange, c'est-à-dire sans décoction, infusion, etc. et les trois espèces sont distinguées entr'elles par la dose sous laquelle chacune opère son effet moyen, la première n'agissant qu'à grandes doses et même à doses réitérées ; la seconde à doses beaucoup moindres ; et enfin la dernière à très-petites doses.

(Pharmacie) du latin mundare, nettoyer, c'est rejeter les parties inutiles ou nuisibles d'une drogue, en les en séparant par des moyens mécaniques et très-vulgaires. On monde les semences froides et les amandes en les pelant ; les raisins secs en en tirant les pepins ; le séné en séparant les petits bâtons qui se trouvent mêlés parmi les feuilles, etc. (b)
(Pharmacie) voyez la fin de l'article MURIER et JULEP.

ou MORSULI, s. m. (Pharmacie) comme qui dirait petite bouchée, sont des noms latins que l'on a donnés à certaines préparations de remèdes que l'on tient dans la bouche pour les mâcher, comme les tablettes. Voyez TABLETTE.
(Pharmacie) c'est le nom d'une mesure anciennement usitée en Pharmacie. Il y avait un mystrum magnum et un mystrum parvum. Le premier contenait trois onces, deux gros et deux scrupules de vin, ou trois onces d'huile : le second contenait six dragmes deux scrupules de vin, ou six dragmes d'huile.