Pharmacie

S. m. (Pharmacie) est parmi les Médecins modernes la même chose qu'un électuaire solide, sinon qu'il reste entier ; car le sucre ayant bouilli comme il faut, on le laisse durcir. En l'enfermant dans une boite, le malade en prend un morceau comme un lambitif. Cette espèce de sucre ne diffère des bâtons et des tablettes que par sa figure. Blancard.

Ce remède est semblable à un gâteau qui prend la forme de la boite dans laquelle il est contenu ; il est composé de poudres, de conserves pectorales, de l'orange, de sucre ; on le donne dans le même dessein que le looch. Morelli.

S. m. (Pharmacie ancienne) terme employé par les anciens pour désigner de l'huile, dans laquelle des feuilles et des fleurs de rue ont été infusées pendant un certain temps au soleil. (D.J.)
S. f. (Ordre encyclop.) La Pharmacie est la science ou l'art de recueillir, conserver, préparer et mêler certaines matières pour en former des médicaments efficaces et agréables.

Il est dejà clair par cette définition, que la Pharmacie peut être divisée en quatre branches ou parties principales. La recette ou choix, electio, la conservation, la préparation, et le mélange ou composition.

Nous avons répandu dans les articles de détail, destinés à chaque drogue ou matière pharmaceutique, toutes les observations qui regardent la recette ou le choix. Nous avons traité de la conservation, de la préparation, et de la composition des médicaments, dans des articles exprès et généraux, et dans un grand nombre d'articles subordonnés à ceux-là, et destinés aux divers sujets, aux diverses opérations, aux divers instruments pharmaceutiques, aux divers produits, c'est-à-dire, aux diverses formes de remède. On trouvera donc un corps assez complet de doctrine pharmaceutique, dans les articles CONSERVATION, DESSICCATION, COMPOSITION, DISPENSATION, FRUITS, FLEURS, SEMENCES, RACINES, CUITE, CLARIFICATION, DESPUMATION, DECANTATION, FILTRE, MANCHE, TAMIS, MORTIER, ELECTUAIRE, ÉMULSION, EMPLATRE, SYROP, etc.

(Pharmacie) les pilules sont une forme de médicament réduites à la grosseur et à la consistance d'un pois ; on s'en sert pour épargner au malade le goût désagréable d'un liquide impregné des drogues, et pour empêcher leur impression sur l'organe du gout. C'est la répugnance des malades contre les différentes espèces de drogues, qui a donné origine aux pilules. On leur a donné le nom de pilule à cause de leur ressemblance avec les petites bales qu'on nomme en latin pilae.

Les pilules ne doivent pas excéder la dose de six grains ; les drogues réduites en poudre demandent le double de leur poids de syrop, pour pouvoir être réduites en pilules à l'aide d'une liqueur ou excipient qui augmente leur consistance.

S. m. (Pharmacie ancienne) cérat composé de cire fondue, d'huile rosat et de poix, mêlés en proportion convenable pour former une consistance d'onguent ; Hippocrate recommande celui-ci en plusieurs cas, comme dans les brulures et les plaies récentes ; il parait que cette espèce de cérat est de la nature du basilicon noir des modernes, qui passe en effet pour un très-bon emplâtre en diverses occasions.