Pharmacie

S. m. (Pharmacie ancienne) ce mot vient de , rose, et , je distille. Le docteur Freind remarque qu'Actuarius est le premier médecin grec qui fasse mention de liqueurs distillées, telles que le rhodostagma, et l'intybostagma, que le traducteur appelle stillatitius liquor rosarum, et intibi, et que l'auteur emploie comme un ingrédient des juleps. Gesner pense que ces liqueurs ne sont autre chose que les syrops de ces plantes, semblables au rhodoslacton que décrit P. Eginete ; mais M. le Clerc prouve évidemment que l'eau distillée d'Actuarius, est fort différente du rhodoslacton de P. Eginete, qui n'est fait que de suc de roses et de miel bouillis ensemble. (D.J.)
S. f. (Grammaire et Pharmacie) nom que les apothicaires donnent quelquefois aux groseilles rouges. Ils disent rob de ribis. Voyez ROB.
TAMIS, s. m. (Pharmacie) est un instrument qui sert à séparer les parties les plus fines des poudres, des liqueurs et autres choses semblables d'avec les parties les plus grossières ; ou à nettoyer le grain et en séparer la poussière, les grains légers, etc.

Il est composé d'une bordure de bois, dont le cercle ou espace est rempli par un tissu de soie, d'une gaze de crin, de toile, de fil d'archal, et même quelquefois de petites lames de bois.

Les tamis qui ont de larges trous sont appelés cribles ; comme les cribles à charbon, à chaux, crible de jardin, etc.

(Pharmacie ancienne) ; ce mot dérive de , resserrer, ou épaissir ; en latin, spissamenta, corps épaissis. Les anciens appelaient ainsi leurs onguents les plus solides ; ils donnaient le même nom aux ingrédiens dont ils se servaient pour procurer à ces onguents de la consistance et de la solidité ; ces derniers épaississants étaient quelques simples odoriférants, comme le costus, le nard, la marjolaine, l'amome, la menthe, et autres, capables de resserrer, de donner aux onguents une odeur agréable, et de les préserver de la corruption. Dioscoride dit que les stymmata, ou épaississants de l'huile rosat, sont le lentisque, le jonc, et l'asphalte. Les stymmata différent des hédysmata, en ce que ces derniers sont liquides. (D.J.)
adj. en Pharmacie, est un remède qu'on substitue à un autre qui avait été prescrit d'abord, lorsqu'on ne peut pas se procurer les drogues nécessaires pour la composition de cet autre. Voyez SUBSTITUT. Ce mot est formé du latin succedo, succéder, venir après.