Histoire ancienne & mythologie

AGRIANIES, ou AGRIONIES, (Histoire ancienne, Mythologie) fêtes instituées à Argos en l'honneur d'une fille de Proètus. Plutarque décrit ainsi cette fête. Les femmes y cherchent Bacchus, et ne le trouvant pas, elles cessent leurs poursuites, disant qu'il s'est retiré près des Muses. Elles soupent ensemble, et après le repas elles se proposent des énigmes ; mystère qui signifiait que l'érudition et les Muses doivent accompagner la bonne chère ; et si l'ivresse y survient, sa fureur est cachée par les Muses, qui la retiennent chez elles, c'est-à-dire, qui en répriment l'excès. On célébrait ces fêtes pendant la nuit, et l'on y portait des ceintures et des couronnes de lierre, arbuste consacré à Bacchus et aux Muses.
ou AGLAURIES, (Histoire ancienne, Mythologie) fêtes ainsi nommées parce qu'elles devaient leur institution aux Agraules, peuples de l'Attique de la tribu Evertheïde, qui avait pris leur nom d'Agraule ou Aglaure, fille du roi Cecrops. On en ignore les cérémonies, et l'on sait seulement qu'elles se faisaient en honneur de Minerve. (G)

ou ANTHESTERIES, s. f. pl. (Histoire ancienne et Mythologie) fêtes que les Athéniens célébraient vers le printemps du mois appelé anthistérion, du mot Grec ἄνθος, parce qu'alors la terre est couverte de fleurs. Pendant cette fête, que quelques-uns croient avoir été consacrée à Bacchus, les maîtres faisaient grande chère à leurs esclaves, comme les Romains dans leurs saturnales. On pense aussi que toutes les fêtes de Bacchus, surnommé anthius ou fleurissant, étaient nommées en général anthisteries, quoique diversifiées par d'autres titres particuliers, tels que pithagiae, chytra, &c.

(Histoire ancienne et Mythologie) Plutarque qui fait mention de ces fêtes, ne nous apprend ni comment elles se célébraient, ni quel était l'Antigonus en l'honneur de qui elles furent instituées.
S. f. (Histoire ancienne et Mythologie) fête qu'on célébrait dans l'île de Cos, pendant laquelle le prêtre portait un habit de femme, et avait la tête liée d'une mitre, ou d'une bande à la manière des femmes. Pour rendre raison, et de l'institution de la fête et de l'habillement du prêtre, on dit qu'Hercule revenant en Grèce après la prise de Troie, la tempête écarta six navires qu'il avait ; que celui qui le portait échoua à l'île de Cos, où il prit terre sans armes et sans bagage ; qu'il pria un berger nommé Antagoras de lui donner un bélier ; que le berger qui était fort et vigoureux, lui proposa de lutter, lui promettant le bélier, s'il demeurait vainqueur ; qu'Hercule accepta la condition ; que quand ils en furent aux mains, les Méropes se mirent du côté d'Antagoras, et les Grecs qui se trouvèrent présents, du côté d'Hercule ; qu'il s'ensuivit un combat très-vif ; que Hercule accablé du grand nombre, fut obligé de s'enfuir chez une Thracienne, où il se déguisa en femme pour échapper à ceux qui le poursuivaient ; qu'ayant dans la suite vaincu les Méropes, il épousa Alciope portant au jour des noces une robe ornée de fleurs ; et que c'était en mémoire de ce fait, que le prêtre de l'île de Cos, en habit de femme, offrait un sacrifice au lieu du combat, où les fiancés aussi en habit de femme embrassaient leurs fiancées. Voyez Ant. expl. sup. page 10. tom. II.